Quand on se lance dans des études d'architecture, on n'imagine pas forcément devenir chasseur immobilier un jour. Pourtant, c'est le choix qu'a fait Pierre, une fois son diplôme en poche et après avoir exercé en maîtrise d’oeuvre en agence comme en maîtrise d’ouvrage publique : rejoindre l'aventure de Je Rêve d'une Maison et conseiller les acquéreurs. Pourquoi a-t-il fait ce choix étonnant ? Pourquoi est-ce devenu une évidence aujourd'hui au point de le conseiller à ses amis archi ? Comment voit-il l'avenir demain ? Petite interview de Pierre à méditer pour tous les passionnés d'innovation, de belles choses et de belles personnes.

 

Pierre, pourquoi as-tu décidé de faire des études d’architecture ?

A l’époque, je n’étais pas particulièrement attiré par un métier ou une branche spécifique. Je n’avais qu’une certitude : ne surtout pas m’enfermer dans un métier, laisser un maximum de portes ouvertes.

En même temps et encore plus après de nombreux voyages, j’ai toujours été sensible aux lieux de vie, aux constructions, à l’habitat, à la relation entre les habitants d’ici et d’ailleurs avec leurs habités et aux impacts architecturaux et environnementaux à l’échelle de la ville.
De nature ultra sociable, j’ai toujours adoré découvrir ou imaginer le cocon de ceux qui m’entourent.

Fort de ces deux certitudes, je me suis donc orienté vers l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de La Villette.

 

Raconte-nous tes premières expériences en tant qu’architecte ?

J’ai d’abord travaillé au sein d’une petite agence de trois personnes, à Montreuil, pour accompagner des clients sur des projets d’habitat individuel (extensions, construction, surélévation, etc.). J’y ai beaucoup apprécié le contact direct avec le client et la responsabilité portée. J’y ai vraiment goûté ce que j’ai retrouvé plus tard dans la chasse : l’implication dans le projet d’une vie, la nécessité de ne pas décevoir.

J’ai aussi côtoyé l’extrême opposé en travaillant en tant qu'architecte de maîtrise

d’ouvrage au sein du pôle culture de la Direction du Patrimoine et de l'Architecture. Là, beaucoup d’équipements publics de grande envergure avec de nombreux interlocuteurs et une grande différence : être son propre client !

En parallèle de mon job “officiel”, j’ai toujours aimé être impliqué sur différents projets, une façon de continuer à se challenger et à réfléchir à plusieurs sur des problématiques (concours d’archi, esquisses, etc.). Une sorte de gymnastique d’entretien !

 

Qu’est-ce qui te manquait ?

J’ai beaucoup appris de mes expériences en tant qu’architecte classique mais il est évident qu’il me manquait d’abord une stabilité financière et un contrat de travail attractif.

J’avais aussi très envie de pouvoir travailler avec de plus grandes équipes, ce que la startup Je Rêve d’une Maison a vite permis (plus de 30 aujourd’hui!).

Enfin, j’ai toujours été très drivé par les challenges. J’ai besoin au quotidien d’être stimulé, motivé, et travailler sur des projets qui aboutissent à 2 ans, 3 ans, voire 10 ans pour la maîtrise d’ouvrage publique, ça manquait un peu de court terme !  Pour une recherche d’appartements à Paris à 500 k€, tout se joue à l’heure ! Croyez-moi, ça va très, très vite. Et en quelques semaines, on peut rendre un client heureux :) Et ça, ça donne envie d’aller bosser tous les matins.

 


Avais-tu déjà pensé à travailler dans l’immobilier ?

Jamais pour en faire mon métier en tant qu’agent immobilier. En revanche, mon histoire familiale m’a plongé dans l’immobilier parisien malgré moi : nous avons déménagé 6 fois à Paris intra muros en 25 ans. Cela a développé mon amour de Paris d’une part, que j’entretiens au quotidien en tant que chasseur, et mon goût pour la chasse du bien parfait d’autre part. Très vite, j’ai été impliqué dans chaque décision familiale : cet appartement est-il le bon ? Quel est son potentiel d’aménagement ? Et petit à petit, mes compétences d’architecte ont professionnalisé mon ressenti.

 

Connaissais-tu le métier de chasseur immobilier ? Comment as-tu connu Je Rêve d’une Maison ?

Je ne connaissais pas du tout le métier ! C’est une copine de promo, Audrey, elle-même chasseuse chez Je Rêve d’une Maison, qui a publié un post sur Facebook. Et là, je me suis dit “tiens, une startup dans la chasse immobilière ?”.  

A ce moment-là, j’étais à mon compte, et l’offre de CDI a éveillé ma curiosité. Cette équipe avait l’air vraiment sympa, sincère, et je sentais que je pouvais réutiliser mes savoirs d’architecte.

 

Raconte-nous tes premiers pas en tant que chasseur

Au début, et contrairement à mes expériences précédentes où je me suis plutôt formé seul, le Home Catcher est vraiment choyé pendant 1 mois : formations, jeux de rôle, quizz… C’est génial pour prendre en main le poste.

 

Comment réutilises-tu tes connaissances en archi au quotidien ?

La culture de la boîte valorise vraiment le partage et l’entraide, j’ai donc eu l’occasion à plusieurs reprises de construire des formations liées aux bases des transformations spatiales et aux coûts des travaux. Sur le terrain, je conseille au quotidien les acheteurs que j’accompagne afin qu’ils se projettent dans l’espace et puissent budgéter leurs envies.

 

Qu’est-ce qui t’éclate le plus dans ce que tu fais ?

Les conditions de travail sont franchement géniales : l’équipe, la culture, l’outil de recherche… Tout est fait pour que nous réussissions ! J’apprécie aussi beaucoup le rythme de travail, très cadencé et avec une alternance solo/équipe/client. Enfin, je ne m’ennuie jamais : les projets, les clients, les chantiers transverses… C’est très riche !

Il y a aussi la sensation de participer à quelque chose de plus grand, une startup, qui a le potentiel de révolutionner le marché. C’est clairement excitant !

 

Un dernier mot : toi dans 2-3 ans ?

Dans 2-3 ans (rires)… Je Rêve D’une Maison Architecture ! Aujourd’hui on conseille le client pour bien acheter, on met en relation pour l’aspect financier et la réalisation de travaux. Demain, qui sait ? Dans un contexte qui favorise l’intrapreneuriat, on peut même imaginer une branche architecturale en interne pour réaliser les projets et ne plus faire que conseiller 

 

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