Chasseur d'appartement est un métier nouveau et pas forcément bien identifié par le grand public. Souvent, on le confond aussi celui d'agent immobilier à cause des émissions de télé de M6 type "Chasseur d'appartement". Pourtant, pour Alexandra, aujourd'hui chasseuse immobilière chez Je Rêve d'une Maison, c'eût été impossible d'imaginer une reconversion en tant qu'agent immobilier, après 10 années passées à des postes de responsabilité en agence de pub en France et en Angleterre. Mais chasseur d'appartement, à fond ! Pourquoi ? Interview oui non pour mieux comprendre.

Alexandra, tu imaginais un jour travailler dans l'immobilier ? 

Non, jamais. Etudiante, j'étais plutôt bonne à l'école mais littéraire et nulle en math. J'ai donc fait une maîtrise à la Sorbonne et je me suis orientée dans la communication. Etant bilingue anglais, très vite, je me suis retrouvée à Londres chez McCann Erickson, puis TBWA où j'ai géré pendant 5 ans le compte Apple, en charge de l'équipe Iphone pour l'Europe. Un job passionnant. Puis je suis rentrée en France chez Publicis pour gérer le compte L'Oréal. Cela a commencé à se gâter : j'ai vu la limite de ce métier, le côté usant, souvent futile de ce qu'on faisait et surtout le manque de reconnaissance du client. Ca a fini par trop me saouler ! 

Comment tu es arrivé dedans alors, par un projet d'achat perso ? 

Oui, j'ai eu la chance de pouvoir acheter mon premier appartement dans le 9ème, à l'époque où on ne parlait pas encore de South Pigalle. C'était carrément plus abordable. Je me suis investie à fond dans ce projet, parce que j'adorais déjà chercher les bons plans, regarder des appartements, visiter, imaginer des plans, négocier. Je me suis rendu compte que je prenais un plaisir fou à aider aussi mes copines à trouver le bien de leur rêve. C'était moi aussi d'ailleurs qui trouvais toujours les airbnb pour les week-end, les vols pas chers pour les amis. En fait, depuis toute petite, j'ai toujours été "bons plans". 

Et agent, ça ne t'intéressait pas comme réorientation professionnelle ? 

Non, je ne me voyais pas du côté vente. D'ailleurs, je n'ai jamais aimé vendre. Je suis plus porté sur le "caring" client, le service à l'anglo-saxonne et le conseil. Du coup, sur mon projet immobilier, c'était encore plus frustrant pour moi, car je voyais qu'on ne s'intéressait pas vraiment à mes besoins. Or j'avais besoin de vrais conseils. Je me suis dit qu'il y avait vraiment un manque et j'ai commencé à m'intéresser et me former au métier de chasseur immobilier. Comme je connais très bien Paris et tous ses petits coins sympas, c'était surtout sur l'aspect plus technique et juridique que je me suis formée. 

Et tu as rencontré Je Rêve d'une Maison, une startup de chasse immobilière.... ? 

Oui, le côté startup m'attirait énormément car j'aime l'innovation. Je pense qu'il y a tout à inventer sur ce créneau. Venant du confort des grandes agences, j'étais rassurée par le fait qu'on proposait un métier passionnant mais aussi un salaire fixe avec prime, ce qui n'existe pas sur la marché quand on veut se lancer. C'était très rassurant sur les perspectives et sur la volonté de construire une vraie équipe soudée. Moi, je voulais un vrai job excitant, avec un vrai challenge et les moyens pour réussir, pas une activité part-time de chez moi voire une occupation comme parfois.     

Tu ne t'es jamais dit qu'on t'avais recruté pour ton carnet d'adresse ?

Non, jamais. Il n'y a pas besoin de carnet d'adresse pour rentrer chez Je Rêve d'une Maison. On s'en moque complètement. D'une part parce qu'il y a toute une équipe en avant vente dont le co-fondateur qui discute en amont très longuement avec les clients pour comprendre leur projet, leur besoin et voir si le service correspond. Ensuite, on reçoit les clients dans nos bureaux dans le centre de Paris pour creuser plus en détail, réagir sur des premiers biens "test" et signer le mandat de recherche exclusif.  

Est-ce que ce tu as appris pendant ces 10 ans dans ces grandes agences te sert tous les jours ?

Oui, totalement. En fait, j'ai surtout appris la rigueur dans la gestion de projet complexe. Je suis devenue très efficace dans la tenue des délais, le multi-tasking, la gestion de l'exigence des clients et parfois, le besoin de recadrage en douceur pour arriver plus vite et mieux aux objectifs communs. Au quotidien chez Je Rêve d'une Maison cela me sert à fond. En moyenne, nous mettons seulement 35 jours et 5 visites entre la première rencontre avec le client et l'offre acceptée. C'est très très peu comparé à un acheteur tout seul ou d'autres chasseurs immobiliers, et c'est le fruit de nos outils techno, de nos process optimisés, de notre culture de startup...et de nous les "home catchers" (chasseurs ndlr :) 

Un dernier mot : donne moi 3 choses trop biens qui te font te lever le matin avec le sourire au lèvres

En 1èr, c'est le sourire et la reconnaissance de mes clients quand on a une offre acceptée. C'est pour cela que ce métier est intéressant, car c'est le projet de leur vie souvent. C'était devenu une source de stress, ils n'y arrivaient pas et tout à coup, on trouve avec eux l'appart de leur rêve. Ils sont trop contents ! C'est trop kiffant ! 

En 2ème, c'est la diversité des profils de home catcher chez Je Rêve d'une Maison et le sentiment d'équipe que l'on arrive à créer. Tout le monde s'aide, il n'y a pas de compétition, juste une vraie émulation. Pour nos clients, c'est aussi un vrai plus d'être en équipe. 

En 3ème, c'est la possibilité de développement personnel et d'amélioration permanente du service pour nos clients. On invente en fait un nouveau métier, différent des agents bien sûr mais aussi des chasseurs traditionnels.  

Allez, pour finir, ta phrase culte ?  

"Il est trop canon cet appart !"

 

Alexandra, ou quand la pub mène à tout ! 

 

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